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DÉMÊLER LE VRAI DU FAUX

AU SUJET DU REPORTAGE SUR LE FVAA

ÉMISSION LA FACTURE

Nous nous sentons obligés de répondre à l’histoire mensongère et sensationnelle racontée au
sujet du FVAA, les partenaires et les communautés membres, présentée par le journaliste François
Dallaire, à l’émission La Facture de Radio-Canada, ce mardi 7 avril 2020.

Il est regrettable que malgré la déclaration de Radio-Canada mentionnant qu’ils sont seulement
intéressés à rapporter des faits vérifiés et leur devoir correspondant d’adhérer aux principes de
responsabilité publique et d’intégrité journalistique, que M. Dallaire ait choisi l’impact sur la
vérité, même s’il a eu toutes les occasions de parler avec des représentants du FVAA pendant qu’il
enquêtait sur le programme PERAA depuis plus d’un an.

Il est tout aussi regrettable que CBC/Radio-Canada, une société d’État, ne soit pas intervenue
lorsqu’on lui a demandé de le faire, après avoir été avisé que la véracité du récit de M. Dallaire et
les déclarations discriminatoires qu’il allait faire à l’égard des communautés autochtones et des
chefs membres étaient sérieuses, non seulement ont indiqué un manque de connaissances sur
l’histoire et l’identité autochtones, mais aussi un mépris flagrant pour la vérité.

S’il est vrai que M. Dallaire a contacté le FVAA en 2019 pour parler avec le PDG Jacques Bernard,
il n’a pas contacté les porte-parole du FVAA, en l’occurrence Mme Williamson, une avocate
autochtone également engagée comme conseillère spéciale pour le FVAA pour traiter des droits
et de l’identité des autochtones des questions et des affaires communautaires, ou le chef Danny
Lareguy, un chef mi’kmaq traditionnel qui possède également une connaissance approfondie de
la culture, des droits et de l’identité autochtones, pourtant tous deux identifiés sur le site Web du
FVAA. M. Dallaire n’a pas saisi cette opportunité, ni lors de son enquête, ni lorsque le chef Lareguy
a proposé de s’entretenir avec lui la semaine dernière (semaine du 30 mars 2020).

Pire encore, M. Dallaire et CBC/Radio-Canada ont reçu des informations de Mme Williamson le ou
vers le 2 avril 2020, qui avait pour but de clarifier les questions d’identité autochtone pour les
personnes hors statut et hors réserves telles que celles impliquées au sein du FVAA, et d’aborder
au moins certaines des allégations de fraude, mais cette information a été entièrement ignorée
par M. Dallaire. Ce mépris flagrant et intentionnel de la vérité, lorsqu’il est informé de ses
faussetés, est une fausse déclaration frauduleuse et le mépris intentionnel de la réputation de la
FVAA, de SHS et des personnes impliquées est de la diffamation. En outre, des déclarations
désobligeantes sur l’identité culturelle des personnes impliquées dans le FVAA constituent de la
discrimination. M. Dallaire, l’avocat-conseil, le commissaire à l’éthique et l’ombudsman de la SRC
ont été avisés avant la diffusion que de telles déclarations fausses et discriminatoires pouvaient
avoir des conséquences juridiques pour lui et la SRC. Ces mises en garde ont été clairement
ignorées.

Étant donné que l’objectif principal de l’histoire et la principale préoccupation des clients du
programme PERAA sont les allégations de fraude et de dépôts manquants, nous aborderons ces
problèmes ici en premier.

Les fonds pour les dépôts sont garantis par une hypothèque souscrite sur la mine, qui a été
enregistrée auprès du RDPM sur les conseils du notaire M. Michel Lapointe, la personne
interrogée par M. Dallaire, qui a été retenue par la FVAA pour cet objectif. Un certificat
d’enregistrement a été délivré et est en notre possession. Nous ne savons pas pourquoi M.
Lapointe aurait dit le contraire, mais il va sans dire que nous sommes surpris et déçus par ses
commentaires.

De plus, la valeur de la mine a été confirmée et vaut en fait plus que l’évaluation initiale reçue
avant la conférence de presse. La FVAA a toujours eu l’intention, si l’exploitation minière devait
être entreprise, de veiller à ce qu’elle soit effectuée de manière éthique et respectueuse de
l’environnement, ce qui est possible de faire puisque les ressources sont à la surface de la Terre
ou près de celle-ci. De plus, les ressources de la mine sont d’une telle qualité qu’elles ne
nécessiteront qu’un traitement minimal pour être distribuées sur le marché, si une telle décision
est prise à l’avenir. La raison pour laquelle la mine n’est pas en opération depuis 2013 est que
M. Beaulieu est à la retraite depuis plusieurs années et a donc choisi de ne pas exploiter ces
ressources. Il a fait un don au FVAA afin que sa valeur puisse être mise à profit pour la réalisation
de nos objectifs et en toute confiance que les ressources seraient récoltées de manière éthique
par les peuples autochtones et pour garantir que sa valeur et celles de toutes les ressources
récoltées soient utilisées pour l’assainissement de l’environnement et la durabilité par les
Autochtones, si la mine doit être exploitée. De plus, et conformément à notre engagement envers
l’environnement, toutes les communautés sont tenues d’utiliser l’énergie verte, y compris
l’énergie solaire, et d’assurer la durabilité environnementale comme condition de financement
par la FVAA.

Nous tenons également à vous informer que, bien que Solution Hydro Solaire (SHS) ait interrompu
ses activités commerciales en 2019 en raison d’interférences avec leurs opérations et d’atteintes
à leur réputation par certains responsables, au nom de parties qui ont un intérêt direct dans le
secteur de l’énergie, il est faux de dire que leur permis a été suspendu. Au lieu de cela, ils se sont
vu refuser un permis malgré avoir travaillé en étroite collaboration avec les parties qui ont un
intérêt dans le secteur de l’énergie, pendant un certain temps pour assurer la conformité et
répondre à tous les critères qui leur étaient communiqués.

De plus, nous avons des rapports de clients et de partenaires potentiels selon lesquels ils ont été
encouragés par certaines de ces sociétés à déposer des plaintes contre eux malgré tout le travail
effectué à leur satisfaction et conformément aux normes provinciales et industrielles. Malgré
cela, SHS a conservé un rôle auprès du FVAA en tant que consultant en énergie solaire et
gestionnaire de projet pour surveiller les installations dans le cadre du programme PERAA.

Bien entendu, cela comprend des obligations envers les clients ayant signé un contrat pour
l’installation de panneaux solaires et, selon le cas, de thermopompes et de réfection de toiture,
lesquelles leur donnent la priorité, et tel que conclu avec eux, d’être compensés pour le retard
subi en faisant installer leurs panneaux presque gratuitement.

SHS et le FVAA indiquent que la plupart des déclarations faites par le représentant des ventes
présentées dans la Facture étaient vraies au moment mentionné en mai 2019, bien que, pour les
raisons susmentionnées, la situation ait radicalement changé au milieu de l’année 2019. Tous les
vendeurs reçoivent des directives spécifiques pour les informations présentées aux clients afin
d’éviter les inexactitudes et les mensonges et nous insistons sur le strict respect de ces directives.
Cela dit, nous ne sommes pas en mesure de surveiller tous les représentants commerciaux
lorsqu’ils dialoguent avec des clients ou des clients potentiels, mais nous invitons tous les clients
à vérifier toutes les informations avant de conclure des accords pour l’achat ou l’installation de
panneaux solaires ou d’autres énergies vertes.

En ce qui concerne la déclaration selon laquelle les panneaux ont été produits et achetés au
Québec, nous offrons la clarification suivante: l’inventaire initial a été acheté à Québec, seule la
cellule photovoltaïque, entrant dans l’assemblage des panneaux solaires, est achetée à l’étranger.
Plusieurs panneaux ont été assemblés et entreposés afin que les installations puissent
commencer immédiatement lorsque le programme PERAA allait être lancé. Des ententes avaient
été conclues avec des fabricants et des installateurs au Québec pour la fabrication locale de
panneaux solaires, qui allait débuter en 2019, en faisant appel à des installateurs locaux pour
encourager les possibilités d’emplois locaux, de préférence à donner aux entreprises employant
ou appartenant à des peuples autochtones. Cependant, les reports de financement causés par
l’ingérence subie de multiples façons ont entraîné des retards importants, entraînant des
difficultés financières pour le fabricant proposé, les installateurs et les employés de SHS et du
FVAA. En conséquence, le fabricant a été mis en faillite et tous les membres et le personnel du
FVAA ont fait pression pour que le projet PERAA et les initiatives communautaires se concrétisent
et ce sans salaire depuis début 2019.

Nous sommes heureux d’annoncer que bon nombre de ces défis semblent avoir été surmontés et
il est prévu que l’autorisation fédérale finale pour le déblocage de nos fonds ait lieu dans les
prochaines semaines afin que les installations en attente puissent être achevées cette année (sous
réserve de toutes restrictions provinciales causées par la pandémie de COVID-19) et nous
pourrons continuer à offrir des initiatives abordables en matière d’énergie solaire et d’autres
solutions d’énergie verte à nos clients.

Quant à l’identité autochtone des membres du FVAA, nous tenons à signaler que l’allégation de
M. Dallaire révèle un manque flagrant de compréhension de la culture autochtone et de la longue
et complexe histoire des relations entre les gouvernements autochtones au Canada ainsi que,
dans une certaine mesure, la relation entre les Autochtones inscrits vivant dans une réserve et
ceux qui ne sont pas inscrits, vivant hors réserve et adhérant aux concepts traditionnels d’identité
et d’appartenance à une communauté. Bien qu’il s’agisse d’un sujet beaucoup trop complexe à
aborder pleinement aux fins de la présente réponse, le point de vue selon lequel les seuls « vrais
Indiens » sont des membres de bandes reconnues par le gouvernement fédéral est complètement
inexact d’un point de vue historique et culturel, mais aussi discriminatoire, car il nie l’existence et
l’identité de la majorité des peuples autochtones du Canada, y compris ceux associés au FVAA.

La relation historique du Canada avec les peuples autochtones et le cadre législatif et politique
qui sous-tend cette relation sont à la fois complexes et incohérents pour un certain nombre de
raisons. En termes simples, la majorité des peuples autochtones du Canada ne sont pas et n’ont
jamais été membres de communautés reconnues des Premières nations « bandes » régies par la
Loi sur les Indiens, et ils ne le souhaitent pas, préférant les modes traditionnels d’appartenance à
la communauté, de gouvernance et d’identité.

Pour compliquer davantage les choses, en raison de la concurrence perçue sur les ressources
fédérales, de nombreuses « bandes » ne reconnaissent pas ces communautés traditionnelles,
même si ces dernières comprennent souvent des individus étroitement liés aux membres de la
bande, mais qui ont choisi une existence moins réglementée. Étant donné qu’ils ne sont souvent
pas reconnus, il n’est pas surprenant que la chef Verna Polson de la nation algonquine n’en soit
pas au courant. Cependant, ni la reconnaissance ni la réglementation par le gouvernement fédéral
en vertu de la Loi sur les Indiens, l’appartenance à une « bande » ou la privation du droit de vote
des membres des communautés de « bande » ne dictent l’identité autochtone. Par conséquent,
de nombreux membres de l’exécutif du FVAA et toutes les communautés qui leur sont
actuellement associées sont en fait des Autochtones malgré les affirmations de M. Dallaire, du
chef Polson ou d’autres.

Quant à M. Julius Gray, l’avocat contacté par M. Dallaire pour déterminer le sort des dépôts
effectués par les clients du projet pilote PERAA, son incapacité à répondre à ces demandes est
facilement explicable. Il n’était pas impliqué dans ces dossiers, tout comme Mme Daphne
Williamson, et a été retenu dans le seul but de communiquer avec M. Dallaire sur les
préoccupations de la FVAA quant au mérite du segment la Facture, mais en vain parce que M.
Dallaire n’était manifestement intéressé que par l’histoire qu’il voulait raconter. Comme indiqué
précédemment, M. Dallaire et CBC/Radio-Canada ont reçu cette information avant le segment sur
la Facture et ont eu amplement l’occasion de parler avec les porte-parole du FVAA, mais ont
continué à adopter un angle faux et discriminatoire. C’est donc lui et CBC/Radio-Canada qui ont
induit le public en erreur, et non le FVAA ou les communautés membres.

Nous apprécions le temps que vous avez pris pour examiner notre version de l’histoire et nous
nous sommes ouverts à toute autre demande de renseignements que vous aimeriez avoir. Nous
attendons également avec impatience l’occasion de travailler avec vous à l’avenir dans la
poursuite de l’objectif mutuel de durabilité environnementale et économique et d’égalité pour
tous